Tu Kiss Kiss Bank Bank toi?

Publié le 13 Février 2014

Laurence Guenoun, je vous en avais deja parlé. Mais si, c'est la photographe amoureuse de l'Humain (cliquez ici pour lire son portrait). Et moi, je suis un peu amoureuse de sa personnalité. Elle n'est pas dans la plainte mais dans l'action, elle agit!

 

Laurence vit au Brésil et depuis plusieurs mois elle se rend à Gramacho pour faire des photos, témoigner du quotidien des habitants de cette décharge devenue lieu de vie, et suivre l'avancée du programme de mobilisation de TETO. Au mois d'avril, de nouvelles constructions vont avoir lieu. Ce sera pour son équipe l'occasion unique de réaliser un documentaire, et de donner la parole aux habitants de Gramacho, d'être les témoins silencieux d'un évènement porteur d'espoir : la construction de nouvelles maisons à Gramacho. Mais aussi de permettre aux enfants participants au documentaire de prendre en photo ces moments d'effervescence.

 

 

Présentation détaillée du projet : 

 

« le Brésil que nunca desiste »

 

A la veille de Rio+20, la conférence mondiale sur l’environnement, le gouvernement brésilien a déclaré la fermeture de la plus grande décharge à ciel ouvert d’Amérique Latine, Jardim de Gramacho, une plaie ouverte dans la cidade maravilhosa de Rio de Janeiro, un jardin de déchets et d’ordures, inacceptable dans la ville qui accueillera la finale de la coupe du monde de football en 2014 et les jeux olympiques de 2016. 

Mais ces ordures, produit de la croissance du Brésil et de ces 50 millions de brésiliens qui ont découvert la consommation ces sept dernières années, ne sont pas que des déchets. A Jardim de Gramacho vit et travaille une communauté de trieurs d'ordures, « les Catadores ». Des hommes, des femmes, leurs enfants, des familles entières qui se sont appropriés cette espace insalubre pour en faire une activité professionnelle, un moyen de subvenir à leurs besoins, un combat, une possibilité de partir, de changer, de croire que la misère n’est pas un héritage ni pour eux, ni pour leurs enfants. Les fruits de la décharge étaient devenus pour eux le moyen de quitter la décharge.

La fermeture a bouleversé cet équilibre. Aux camions légaux se sont substitués de rares camions qui continuent d’affluer dans des décharges illégales mais en nombre limité ne constituant aucune alternative réelle. Que faire ? Partir, sans moyen, sans destination… L’avenir des catadores, leurs espoirs, leurs options semblent s’être éclipsés.

 

L’extrême pauvreté a toujours été une réalité à Jardim de Gramacho. Certaines associations en ont fait un combat. TETO Brésil, depuis août 2013, a lancé un programme de mobilisation bénévole à Rio. Des équipes construisent des maisons, transitoires, pour permettre aux familles de vivre mieux, d’accéder à la dignité et participer à la vie de la communauté.

 

Finalement, Jardim de Gramacho n’est pas juste une décharge. Jardim de Gramacho ce sont ces personnes, ses habitants, ses personnalités qui font de ce que nous rejetons, le moyen de ne pas être rejeté. Nous avons décidé, au travers de ce documentaire, de leur donner la parole. Au-delà de capturer des scènes de vie, notre but est de partager la voix d'une poignée d'habitants. Au travers de leur quotidien, ils vont nous expliquer leurs joies, leurs rêves, leur peines, leurs souffrances, leurs combats, leur pays, ce Brésil « que nunca desiste ».

 

 

Les temps sont durs, pourtant pour soutenir ce projet je me dis que je peux me priver d'une soirée bar/restau avec les copines (25€), priver ma fille de sa boite de Kinder (10€), priver mon mec de son pack de bières (14€). Et hop, ça fait 49€ et puis franchement je parle de privations mais n'exagèreons rien, je ne supprime rien d'indispensable.

 

Si vous le pouvez, merci de faire un Kiss Kiss Bank Bank pour soutenir Laurence et donner la parole aux habitants de Jardim de Gramacho.

 

Pour faire un don, cliquez sur ce lien : http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/o-jardim-da-esperanca

 

Love is the message! 

Tu Kiss Kiss Bank Bank toi?

Rédigé par Woop Woop by Devi

Publié dans #Humeur

Commenter cet article